Powered by Translate
Racines hébraïques, lettre Gimel ou G

 

cosmogonie de Moïse
   

 

 

Fabre d'Olivet, vocabulaire radical hébraïque
Fabre- d'Olivet
auteur du


vocabulaire radical

Gimel

 

GimeL, G

 

 

, tout canal , tout objet creux et profond. G. GH
 

Le caractèreconsonne Gimel ou G appartient, en qualité de consonne, à la touche gutturale. Celui par lequel je le transcris, est d’une invention assez moderne , et lui répond assez imparfaitement. Plutarque nous apprend que ce fut un certain Carvilius, qui le premier, ayant ouvert une école à Rome, inventa, ou introduisit la lettre G, pour distinguer le double son du C : on se servait avant du C tout seul, au moyen duquel on représentait le Gama gamma des Grecs.

Comme image symbolique le , tout canal , tout objet creux et profond Gimel hébraïque peint la gorge de l’homme, tout conduit, tout canal , tout objet creux et profond. Employé comme signe grammatical, il exprime l’enveloppement organique, et sert à produire toutes les idées dérivant des organes corporels et de leur action.

Valeur numérique: 3.

agrandissement, croissance, développement organique. GA  

Le signe organque Gimel Gimel ou G, réuni au S. potentiel Aleph ou A, Aleph ou A, constitue une racine qui s’attache à toutes Ies idées d’aggrandissement, de croissance, de développement organique, d’augmentation, de magnitude.
L’ar.venir signifie proprement venir.

Tout ce qui s'augmente, s'étend, s'élève, se lâche, s'agrandit GAE. Tout ce qui s'augmente, s'étend, s'élève, se lâche, s'agrandit, tant au propre qu’au figuré. La grandeur de la taille, l' éminence des objets, l'exaltation des pensées, l’orgueil de l’âme, le faste; etc.

Toute idée de libération, de rédemption, d'élargissement, de relâchement de liens (R. comp.) Toute idée de libération, de rédemption, d'élargissement, de relâchement de liens : en style figuré, la vengeance d’une offense ; et par métaphore de l’idée de relâchement un abus, une pollution.

.

GB  

Le signe organique réuni par contraction à la R. toute fructification, symbole de toute fructification, développe en général l’idée d’une chose mise, ou survenue au dessous d’une autre.


une bosse . Une bosse, une excroissance, une protubérance ; une bosse, une éminence; le dos; toute chose convexe.


une sauterelle. Une sauterelle. V. la R.G.O


une fosse, un sillon. (R. intens.) Le S. de l’activité intérieure étantt doublé, change l’effet de là R. positive, et en présente le sens inverse. C’est alors toute concavité : une fosse, un enfoncement, un sillon . l’action de fossoyer, de creuser; etc.

L’ar .l’action de couper et de châtrer. présente le même sens que l’hébreu. Comme verbe, c’est encore l’action de couper et de châtrer.

 

.tout ce qui prête et s'étend sans se désunir. GG  


Toute idée d’élasticité ; tout ce qui prête et s’étend sans se désunir.
L’ar.idées d’extension renferme les mêmes idées d’extension.


Le toit d’une tente. Le toit d’une tente, et tout ce qui s’étend pour couvrir, pour envelopper.

 

ce qui afflue. GD  


La racine ce qui s'augmente, symbole de tout ce qui s’augmente et s’étend, réunie au signe de l’abondance née de la division, produit la R.Gimel, Dalet, dont l’emploi est de peindre tout ce qui agit en foule, qui afflue, qui s’agite en tumulte, qui assaille en troupe.

L’ar.faire un effort signifie proprement faire un effort. Dans un sens plus général, tout ce qui est consiérable caractérise tout ce qui est consiérable selon sa nature; et, comme relation adverbiale, cette racine se représente par, très, fort, beaucoup.  le verbe être libéral signifie être libéral, donner généreusement.



une irruption. Une incursion, une irruption, au propre et au figuré. Une incision dans quoi que ce soit, un sillon; par métaphore dans le sens restreint, un chevreau : le signe du capricorne ; etc.


un tendon. Un nerf , un tendon; tout ce qui s’étend pour agir.

 

idées d'enveloppement et de développement. GE,GO et GI  

Le signe organique, réuni, soit à celui de la vie, soit à celui de la force convertible universelle, soit à celui de la manifestation, constitue une racine qui devient le symbole de toute organisation. Cette R. qui possède les mêmes facultés d’extension et d’agrandissement que nous avons observées dans la R .GA, renferme les idées en apparence opposées d’enveloppement et de développement, selon le point de vue sous lequel on envisage l’organisation.



L’ar. l'enveloppement universel. peint l’enveloppement universel , l'espace, l' atmosphère; et tout ce qui protège caractérise tout ce qui protège.


. Tout ce qui organise; tout ce qui rend la vie aux organes : la santé et par métaphore, la médecine.


tout espèce d'organe. Toute espèce d’organe, dilaté pour livrer passage aux esprits vitaux, ou clos pour les retenir : toute dilatation, toute conclusion : tout ce qui sert de tégument; le corps, en général; le milieu des choses; ce qui les conserve, comme un fourreau d’épée; etc.

fouir, faire un sillon (R. comp.) L’action de fouir, de faire un sillon. Dans un sens restreint, un scarabée.


faire irruption (R. comp.) L’action de faire une irruption. V. la R. racine GD

faucher(. R. comp.) L’aclion de faucher, d’enlever avec la faux. V. la R .racine GZ

ravir (R. comp.) L’action de ravir, d’enlever de force. Y. la R.GH

un peuple Une organisation polit ique ; un corps de peuple; une Nation.

ce qui porte au développement des orges(R. comp.) Tout ce qui porte au développement des organes. V. la R. GL.

un mouvement organique (R. comp.) Un mouvement organique. Une évolution, une révolution.

une révolution (R. comp.) Tout ce qui désorganise ; toute dissolution du système organique : l’action d'expirer, de se distendre outrre mesure, de crever.

clore. (R. comp.) L’action de clore.

prolonger, vontinuer. (R. comp) L’action de prolonger, de continuer un même mouvement; une même route; l’action de voyager; l’action de vivre dans un même lieu en le parcourant, d’y demeurer. V. la R. ,GR.

G.O Sh (R. intens.) V. la R .GSH.


ce qui tend à s'élever. GZ  


La racineAZ, qui peint le mouvement de tout ce qui tend à s’élever, réunie au signe organique, constitue Une racine dont l'emploi est de caract ériser l'action d’après laquelle on supprime, on enlève, on extrait toute superfluité, toute croissance ; de là : raser l’action de tondre la laine, de raser les cheveux, de faucher les herbes; d'enlever les sommités des choses, de polir les aspérités.
. L’ar. raser a le même sens que l’hébreu. Le verbe ce qui est licite s'applique dans l’idiôme moderne à tout ce qui est licite et permis.

 

ce qui incline violement. GH

 


Tout ce qui se porte avec force vers un lieu, vers un point ; tout ce qui incline violemment à une chose.

faire irruption L’action à agir avec emporternent, de faire une irruption, de fondre dans un lieu, de ravir une chose.
La racine ar .faire irruptionoffre le même sens engénéral; en particulier, le verbe faire le fanfaron signifie faire le fanfaron.

une inclination R. comp.) Une inclination, un penchant vicieux, une conduite tortueuse.

 

GT . GT  

Cette racine est inusitée en hébreu
L’ar .une chose qui repoussel’effort de la main qui la presse laisse entendre une chose qui repoussel’effort de la main qui la presse.

 

toute organisation . GHI  


R. analogue aux RR . GE et G.O , que l'on peut voir.

Une vallée, une gorge, une, profondeur. Une vallée, une gorge, une, profondeur.
L’ar.un lieu où l'eau reste stagnante et se corrompt en croupissant. indique un lieu où l'eau reste stagnante et se corrompt en croupissant.

Un nerf. (R. çomp.) Un nerf, V. la R. GD.

GIL. (R. comp.) V. les RR .GE et GL.

Ce qui fait durer, les choses et les conserve en bon état. (R. comp.) Ce qui fait durer, les choses et les conserve en bon état : dans un sens restreint la chaux,

 

GC final . GCh  


Cetté racine est inusitée en hébreu. L’arabe même paraît ne pas la posséder.

 

un déploiement dans l'espace . GL  
Cette racine peut être conçue selon deux manières de se composer. Par la première, c’est la R .G.O symbole de toute extension organique réunie au S. du mouvement directif L ;et par la seconde, c’est le signe du mouvement organique G , qui se contracte avec la R .AL , symbole de l’élévation et de la force expansive.Dans le premier cas, c’est une chose qui se déploie dans l’espace en s'y déroulant, qui sy développe, s’y produit selon sa nature, s y dévoile; dans le second c'est une chose, au contraire, qui se replie sur soi, se roule, se complique, se cummule, s’entasse, s’enveloppe. On peut reconnaître là le double sens quii s’attache toujours au S .G , sous le double rapport de développement et de l’envelonpement organique.


un mouvement léger et onduleux. Tout ce qui se meut d’un mouvement léger et onduleux; tout ce qui témoigne de la joie, de la grâce, de l’aisance dans ses mouvemens. La révolution des sphères célestes. L’orbite des planètes. Une roue ; une circonstance, une occasion.

Tout ce qui se révèle, tout ce qui apparaît, tout ce qui se découvre. Tout ce qui s'arnoncèle en se roulant : le mouvement des vagues, la houle, un volume de quoi que ce soit, un tas, un entassement; le circuit , le contour d’un objet ou d’un lieu : ses confins.

L’ar .toutes les idées de déploiment et d'agrandissement présente de même toutes les idées de déploiement et d’agrandissement , tant dans le physique que dans le moral : c’est aussi bien le déploiement d’une voile de navire que celui d’une faculté de l'âme . l'étendue d'une chose exprime à la fois la majesté d’un roi, l'éminence d’une vertu, et l'étendue d’une chose quelconque.

la déportation, l'émigration' ( R.. intens.) De l’excès du déploiement naît l’idée de l’émigration, de la transmigration, de la déportation,de l'abandon que fait une peuplade de son pays, soit de gré, soit de force.

un relâchement. (R. comp.) Un relâchement, soit au propre, soit au figuré. V. la R. GA..

se déployer. L’action de se déployer ou de se reployer. Toute évolution ou révolution.

l'apparition. Apparition, causée par la révélation de l’objet ; effet d’un miroir; ressemblance.



cumulation, agglomération . GM  


Toute idée de cumulation,d'agglomération, de complément, de comble ; exprimée dans un sens abstrait par les relations aussi, même, encore.

L’ar .abondance et cumulation développe, ainsi que la racine hébraïque, toutes les idées d’abondance et de cumulation. C’est, comme verbe, l’action d’abonder et de se multiplier; comme nom, et dans un sens restreint un gemme signifie une pierre précieuse, en latin gemma.



Gn final . GN  


Le signe organique réuni par contraction à la R .AG ou A°ON final , forme une racine d’où découlent toutes les idées de circuit, de clôture, d’enceinte protectrice, de sphère, d’ipséité organique.

ce qui  entoure. Tout ce qui enclôt, entoure couvre de toutes parts; tout ce qui forme l'enceinte a une chose; limite cette chose, la protège; de la mêmè façon qu’une game enclôt, limite et protège sa lame.     

L'ar. .ce qui entoure offre toutes les acceptions' de la racine hébraïque. C’est en général toute chose qui en couvre ou en environne une autre; c’est, eu particulier, une ombre protectrice, une obscurité tant physique que morale. un tombeau.. Elevé à, la puissance de verbe, ce mot exprime l'action d’envelopper de ténèbres, de faire nuit, d’obscurcir l'esprit, de rendre fou, de couvrir d’un voile, d’ençlore de murailles, etc. Dans.l’i* diôme antique,a signifié un démon, un diable,un dragonun dragon;un bouclier un bouclier ;un égarement un égarement d’esprit; .un embryon un embryon enveloppé dans le sein de sa mère ;une cuirasse, une cuirasse et toute espèce d'armure; etc. Dans l’idiôme moderne, ce mot s’est restreint à signifier un enclos, un jardin.

 

ce qui grossit. GS  

Racine inusitée èn hébreu. Le chaldaïque en tire l’idée de tout ce qui s’enfle, se grossit, devient gras.

un trésorouun trésor. signifie un trésor.

L’arabe sonder désigne une exploration , une recherche studieuse. Comme verbe, c’est l’action de tâter, tâtonnner, sonder

l'enveloppement, le développement matériel. GWh  


Racine analogue à la R. G.O, mais présentant l’organisme sous son point de vue matériel.

L’ar .avoir fain signifie dans l’idiôme moderne, avoir faim. Dans l’idiôme antique on trouvela bierrepour une sorte de bierre ou d'autre liqueur fermentée.

le rugissement du Boeuf. Racine onomatopée et idiomatique qui peint le mugissement du bœuf.


mugir. L'action d’ouvrir la gueule, de mugir; toute clameur, toute vocifération.

http://www.aeram.fr/grammaire/gimel.html. (R. comp.) L’action de crever. V. la R .G.O.

le dégoût. (R. comp.) L’action de rejeter de la bouche; toute idée de dégoût.

. (R, comp.) Toute espèce de bruit, de fracas, de murmure.

troubler. (R. comp .) L’action de troubler, d'épouvanter par des clameurs et des vociférations.

 

un corps. GPh  


Toutes les idées de conservation, de protection, de garantie; dans un sens restreint, un corps.

L’ar .le sec développe l’idée de la sécheresse, et de tout se qui devient sec. Le verbe s'éloigner signifieproprement s'éloigner.


corporiser. L’action de clore, de corporiser, de munir d’un corps; tout ce qui sert à la défense, à la conservation.



G  Tz final. GTz  

Racine inusitée en hébreu. L' éthiopique la forme (gatz) caractérise la forme, la figure corporelle, la face des choses. Larabe enduiresignifie gâcher du plâtre, ou enduire intérieurement les bâtiments.

 

GQ
. GCq
 

Racine inusitée en hébreu.
L’arabe un excrément indique un excrément.

 

le mouvement itératifet continué. GR  

Le signe du mouvement propre réuni par. contraction à là racine de l’extension organique , constitue une racine qui présente l'image de tout mouvement itératif et continué, de toute action qui ramène l'être sur lui-même.

le lieu o^l'on se réunit, Tout ce qui se rassemble en hordes pour voyager; ou pour séjourner ensemble ; le lieu où l’on se réunit , où l’on demeure dans le cours d’un voyage. Toute idée de tour de détour, de retour; de rumination; de continuité dans un mouvement, dans une action.

L’ar. un  mouvement violent et conyinuprésente l’idée d’un mouvement violent et continu. C’est proprement l’action d'entraîner, de tirer à soi, de ravir. Le verbe usurpersignifie empiéter, usurper.




l'incision. (R.intens ) La duplication du S.Res, R, indique la véhémence et la continuité du mouvement dont il est le symbole : de là, les idées analogues d'incision, de section, dissection de brisure, hachure, gravure; de rumination, remâchement , broiement , gâchement ; etc

,
un mouvement extenseur du corps. (R. comp.) Tout mouvement extenseur du corps, ou d’un membre du corps; l'action de s’étendre tout de son long.

continuer une action.L’action de prolonger, de continuer une action. V. la R. G.O.

 

les choses se touuchant . GSin  


Cette racine peint l’effet des choses qui rapprochent, se touchent, se contractent.

se contracter. L’action de se contracter, de se rendre corporel, dense et palpable; au sens figuré, la matière, et tout ce qui tombe sous les sens : par métaphore, l'ordure , les immondices.

L’ar .une brisure peint toute espèce de brisure, et de chose brisée,

 

une force extensive et réciproquement croissante . GTh  


. Tout ce qui exerce une force extensive et réciproquement croissante ; une vis, un pressoir C’est, dans un sens restreint, une vis, un pressoir.

L’ar .presser de la main exprime l’action de palper, de presser dans la main, etc.

Commentaires, renvois
et illustrations

 

 

 

alphabet comparatif hébreu/français

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

abrévitions

 

 

consonnes finales